CE QUE LE TATAMI RÉVÈLE


Que révèle le tatami ?

Pendant longtemps, j’aurais répondu qu’il révélait des techniques, des principes ou une manière de se défendre.

Aujourd’hui, je répondrais autrement.
Le tatami ne révèle pas un monde à part. Il révèle ce qui est déjà à l’œuvre dans nos vies, mais que nous prenons rarement le temps de regarder.

La lutte. Le besoin de bien faire. La tendance à nous regarder vivre plutôt qu’à vivre. La qualité de la relation qui donne naissance à nos gestes. L’ouverture qui rend cette relation possible.

Au fond, le tatami ne m’apprend pas à agir autrement.
Il m’apprend à voir autrement.

Et c’est sans doute pour cela que ce qu’il révèle ne s’arrête pas aux portes du dojo.
Nous le retrouvons dans une conversation, dans une réunion, dans une difficulté, dans une décision importante.

Les chroniques

Quand le geste écoute

L’attaque du partenaire crée un contexte qui n’est jamais tout à fait celui que l’on avait imaginé.
Si nous sommes encore occupés à dérouler ce que nous avions prévu, nous risquons de ne pas voir cette situation apparaître.
Lire la chronique

Commencer sans savoir

On découvre qu’après le début, on ne sait pas encore ce qui va se passer.
Alors nous regardons. Nous écoutons. Nous sentons.
Lire la chronique

Ne pas dépasser ses limites

Sur le tatami, je découvre plutôt qu’une limite n’est pas quelque chose à franchir.
Elle peut être passagère ou durable.
Lire la chronique

Reconnaître ce que nous avons déjà appris

Le tatami me rappelle que nous regardons souvent notre capacité à travers ce qui nous manque encore.
Et que nous oublions parfois de voir ce qui, sans même que nous nous en rendions compte, est déjà devenu possible.
Lire la chronique

Habiter sa place

Sur le tatami, certaines personnes restent en périphérie de la relation.
Elles hésitent à prendre leur place dans l’échange, dans le mouvement, dans la rencontre.
Lire la chronique

Rencontrer le réel

Certains pratiquants évitent certaines rencontres. Ils changent de partenaire. Ils contournent une situation.
Pourtant, le tatami révèle un phénomène étonnant : chaque expérience évitée rétrécit un peu le territoire dans lequel nous pouvons demeurer en confiance.
Lire la chronique

Élargir sa zone de confort

Je ne cherche pas à faire sortir quelqu’un de sa zone de confort.
Je cherche à l’élargir.
Lire la chronique

L’alignement

Pourtant, leur difficulté ne venait pas d’un manque de puissance. Elle venait d’un manque d’alignement.
Lorsque ces trois points restent reliés, le mouvement devient étonnamment simple.
Lire la chronique

L’intention donne naissance au mouvement

Lorsque cette phrase apparaît, il est fréquent que le pratiquant se soit déjà éloigné de ce qui orientait sa présence.
Alors, je ne cherche pas d’abord à corriger son geste. Je l’invite à retrouver son intention.
Lire la chronique

Quand la relation se ferme

Avant que le mouvement ne s’arrête, quelque chose s’était déjà refermé.
La relation.
Lire la chronique

Habiter son corps

Le corps sent souvent ce que le mental n’a pas encore compris. Il est déjà en relation avec la situation, tandis que le mental cherche encore à la comprendre.
Habiter son corps, ce n’est pas moins penser.
Lire la chronique

Avant la technique…

Comprendre est nécessaire.
Mais, à un moment, comprendre ne suffit plus. Il faut accepter de revenir à la relation.
Car avant la technique… il y a la rencontre.
Lire la chronique

La relation donne naissance au mouvement

Lorsque je cherche à réussir… je ne suis plus complètement disponible à ce qui se passe.
Et lorsque je veux absolument reproduire ce que j’ai appris… je cesse souvent de rencontrer ce qui est là.
Lire la chronique

Se regarder vivre

Sans s’en rendre compte, il devient l’observateur permanent de lui-même.
Et plus il s’observe… plus le mouvement se fige.
Lire la chronique

Vouloir bien faire

Sur le tatami, vouloir bien faire peut parfois nous éloigner de ce qui est en train de se vivre.
Mais parce que, sans nous en rendre compte, nous cessons d’être en relation avec ce qui est là.
Lire la chronique

Voir la lutte

Pourtant, la lutte la plus fréquente est souvent beaucoup plus discrète.
C’est celle que nous menons contre nous-mêmes.
Lire la chronique