Habiter sa place

Sur le tatami, certaines personnes restent en périphérie de la relation.

Elles hésitent à prendre leur place dans l’échange, dans le mouvement, dans la rencontre.

Elles sont là, mais comme en retrait. Et peu à peu, leur axe se perd. L’alignement disparaît. La relation leur échappe.

Je ne cherche pas alors à les faire avancer davantage. Je les aide à retrouver leur axe, leur présence, leur alignement, depuis l’endroit où elles sont.

Et quelque chose change. Cet endroit devient leur centre. À partir de là, le mouvement peut s’organiser. La relation aussi.

Le tatami me rappelle que prendre sa place dans la relation, ce n’est pas prendre plus de place.

C’est habiter pleinement la sienne.

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