Vouloir bien faire

Il y a une phrase que j’entends souvent au dojo :

« Je voudrais bien faire. »

Elle part d’une bonne intention. Et pourtant…

C’est souvent à partir de ce moment-là que le corps commence à se crisper. Le mouvement devient moins libre.
Le regard quitte peu à peu le partenaire pour se tourner vers soi-même.

On réfléchit. / On vérifie. / On se juge.
On cherche à reproduire le « bon » mouvement.

Peu à peu, la relation s’efface au profit de la performance.

Sur le tatami, vouloir bien faire peut parfois nous éloigner de ce qui est en train de se vivre.

Non pas parce que le désir d’apprendre est un problème.
Mais parce que, sans nous en rendre compte, nous cessons d’être en relation avec ce qui est là.

La pratique m’a appris, au fil des années, qu’il existe une différence profonde entre :

vouloir bien faire

et

être pleinement présent à ce que l’on fait.

C’est souvent dans cet espace que quelque chose commence à changer.

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