Habiter son corps

Nous croyons souvent que, pour bien agir, il faut d’abord bien penser.

Le tatami m’a appris à regarder les choses autrement.
Lorsque je débute un mouvement, il m’arrive de vouloir tout contrôler. Je réfléchis. J’anticipe. Je cherche la bonne technique.

Et, presque toujours, le mouvement perd sa simplicité.

Avec les années, j’ai découvert autre chose.
Le corps sent souvent ce que le mental n’a pas encore compris. Il est déjà en relation avec la situation, tandis que le mental cherche encore à la comprendre.

Habiter son corps, ce n’est pas moins penser.

Ce n’est pas renoncer à l’intelligence.

C’est reconnaître que l’intelligence ne se limite pas à ce que construit le mental.

Et, bien souvent, c’est à cet instant que le mouvement retrouve sa fluidité.

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