L’intention donne naissance au mouvement

Samedi, sur le tatami, j’ai entendu une phrase que j’entends souvent.

« Je n’y arrive pas. »

Longtemps, j’ai cru qu’elle parlait d’une difficulté technique.

Aujourd’hui, je l’entends autrement.

Lorsque cette phrase apparaît, il est fréquent que le pratiquant se soit déjà éloigné de ce qui orientait sa présence.

Alors, je ne cherche pas d’abord à corriger son geste. Je l’invite à retrouver son intention.

Non pas l’objectif qu’il voulait atteindre. Mais la qualité de présence avec laquelle il était entré dans le mouvement.

Puis nous cherchons ensemble comment son corps peut laisser cette intention prendre forme.

Et, bien souvent, le mouvement réapparaît. Pas parce que la technique est meilleure. Mais parce qu’elle est de nouveau portée par quelque chose de vivant.

Le tatami me rappelle qu’il ne suffit pas de vouloir réussir un mouvement.

Il faut d’abord rester fidèle à ce qui lui donne naissance.

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