Ne pas dépasser ses limites

On entend souvent qu’il faudrait dépasser ses limites.

Sur le tatami, je découvre plutôt qu’une limite n’est pas quelque chose à franchir.

Elle peut être passagère ou durable. Elle peut venir d’une blessure, d’un accident, de l’âge, de la fatigue. Elle est simplement là. 

Alors, plutôt que de lutter contre elle, j’apprends à en tenir compte. À modifier mon mouvement. À ajuster ma manière d’entrer en relation. À faire avec les moyens dont je dispose aujourd’hui.

Et quelque chose d’étonnant se produit.

Le mouvement ne commence pas lorsque la limite disparaît. Il commence lorsque je cesse de lutter contre elle.

Le tatami me rappelle que nous n’avons pas toujours besoin de repousser ce qui nous limite.

Nous pouvons aussi découvrir ce qui devient possible à partir de là.

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