Commencer sans savoir
Dans les premiers temps de l’apprentissage, beaucoup de pratiquants veulent aller tout de suite au résultat.
Projeter. Immobiliser. Finir.
Ils ont déjà la conclusion en tête et cherchent à y conduire le mouvement le plus rapidement possible. Alors ils précipitent ce qui devrait se découvrir. Ils poussent. Ils tirent. Ils forcent.
Ils veulent déjà être arrivés alors que le mouvement vient à peine de commencer.
Avec le temps, quelque chose change.
On découvre qu’après le début, on ne sait pas encore ce qui va se passer.
Alors nous regardons. Nous écoutons. Nous sentons.
Et, peu à peu, la réponse apparaît.
Le mouvement n’est plus quelque chose que nous conduisons vers un résultat imaginé. Il devient quelque chose que nous découvrons à mesure qu’il se déploie.
Le tatami me rappelle que nous n’avons pas toujours besoin de savoir où nous allons pour avancer.
Il suffit parfois d’être suffisamment présent pour découvrir ce qui vient après.
