TRANSPOSER
Ce que le tatami
peut changer
ailleurs
Le tatami est un lieu particulier.
On y vient pour pratiquer l’aïkido.
Et pourtant, ce qui s’y joue ne reste pas nécessairement sur le tatami.
Une manière de réagir.
Une façon de prendre sa place.
Le besoin de contrôler.
La difficulté à faire face.
La qualité d’une relation.
La pratique nous permet de les rencontrer autrement.
De les sentir.
De les observer.
Parfois, de découvrir qu’une autre manière de faire est possible.
Et puis nous repartons. La situation a changé. Mais quelque chose de ce que nous avons découvert peut continuer à nous accompagner.
Ce que le tatami révèle
Sur le tatami, nous pouvons parfois reconnaître des choses que nous ne regardons pas aussi clairement ailleurs. Ce qui se passe lorsque nous voulons que le mouvement soit réussi. Lorsque nous cherchons à contrôler. Lorsque nous hésitons à prendre notre place. Lorsque nous résistons à ce qui arrive. Ou lorsque nous cessons de lutter et que le mouvement devient soudain plus simple.
Rien de tout cela n’est seulement une question de technique.
Le tatami révèle des mécanismes qui nous sont familiers, parfois bien au-delà de la pratique.
C’est peut-être pour cela qu’une expérience vécue dans la pratique peut continuer à nous interroger après que nous ayons quitté le dojo. Parce qu’elle ne parle pas seulement d’un mouvement. Elle peut parler de notre manière d’agir, de décider, de faire face ou d’être en relation.
Le tatami devient alors un lieu d’expérimentation. Un endroit où nous pouvons découvrir quelque chose de nous-mêmes sans avoir besoin de le chercher directement.
Ailleurs
Et si ce que nous avons découvert sur le tatami pouvait nous aider à regarder autrement ce que nous vivons ailleurs ?
Ailleurs, les mouvements ne sont plus les mêmes. Les partenaires non plus. Il n’y a plus de tatami.
Et pourtant, nous pouvons parfois retrouver quelque chose de ce que nous avons vécu dans la pratique.
Une tension dans une conversation.
L’envie de contrôler ce qui nous échappe.
La difficulté à trouver notre place.
Une résistance qui rend la relation plus difficile.
Nous pouvons alors regarder ces situations avec un regard un peu différent. Non pas pour y appliquer une technique apprise sur le tatami. Mais pour reconnaître ce qui, peut-être, était déjà à l’œuvre. Et parfois, cette reconnaissance suffit à ouvrir une autre possibilité.
Explorer plus loin
Mais une possibilité peut aussi avoir besoin d’être explorée. C’est dans cet espace que prennent place les stages, ateliers et autres rencontres proposés par le dojo.
On y revient au tatami.
On y pratique.
On y expérimente.
Et à partir de ce qui se révèle dans la pratique, nous ouvrons des portes vers d’autres dimensions de notre quotidien.
Une relation. Une difficulté. Une décision. Une manière d’agir.
Pas pour quitter l’aïkido. Mais pour découvrir jusqu’où ce que nous y vivons peut nous accompagner.
