Quand nous voulons déjà savoir
Il y a des moments où nous croyons savoir ce que nous devons faire avant même que la situation ait commencé.
Nous avons imaginé le mouvement.
Nous connaissons la réponse.
Nous savons où nous voulons aller.
Puis le partenaire attaque.
Et quelque chose ne correspond pas. Son attaque change. Son équilibre se déplace. Le mouvement prend une autre direction.
Alors nous cherchons ce qui n’a pas fonctionné. Nous corrigeons. Nous recommençons. Nous cherchons une autre réponse.
Mais peut-être que nous regardons encore la situation à partir de ce que nous avions prévu.
Et si nous commencions simplement par regarder ce qui est là ? Sentir où nous en sommes.
Non pas chercher tout de suite ce qu’il faudrait faire. Mais voir ce que la situation est en train de nous montrer.
Sur le tatami, cela demande parfois de renoncer à savoir immédiatement où le mouvement doit nous conduire. Non pas pour rester sans direction mais pour pouvoir continuer à partir de ce qui est réellement là.
Peut-être qu’il ne s’agit pas tant de savoir à l’avance ce que nous allons faire que de rester suffisamment présents pour pouvoir répondre à ce qui arrive.
