Quand le cerveau s’en mêle…

En début de cours, je propose un exercice simple en apparence.

Un pratiquant tend une main à son partenaire, qui s’élance pour la saisir. Le premier accompagne alors le déplacement du second, en se plaçant dans le courant de son mouvement.

Une dame participe à son premier cours d’aïkido. Elle découvre l’exercice, son partenaire et le tatami.

Elle essaie de retrouver les différentes étapes du mouvement que je viens de présenter. Elle les enchaîne dans l’ordre qu’elle a mémorisé.

Mais les gestes se désorganisent. Le mouvement s’interrompt à presque chaque étape. Tout semble compliqué, comme s’il fallait répéter inlassablement pour parvenir à réaliser correctement l’exercice.

Après quelques tentatives, je lui propose autre chose.

« Imaginez que votre partenaire soit un enfant de quatre ans. Vous lui tendez la main pour l’inviter à vous accompagner chez le marchand de glaces.

Allez, viens avec moi, on va acheter une glace ! »

L’enfant saisit sa main. Lorsqu’il arrive à sa hauteur, elle pivote simplement pour l’accompagner dans la direction du marchand, situé à quelques pas.

Le geste se déroule naturellement, fluide et continu.

Il est presque identique à celui qu’elle tentait de réaliser quelques instants auparavant.

Pourtant, cette fois, elle ne cherche plus à retrouver les étapes d’un mouvement à reproduire. Elle accompagne la personne dans son déplacement.

Que se passe-t-il lorsque nous cherchons tellement à bien faire que nous ne savons plus comment poursuivre ?

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